Le collectif Mensuel

Depuis sa création, le Collectif Mensuel s’est particulièrement investi dans un théâtre de sens, convaincu que la vocation de notre discipline est de traduire à la scène des thématiques propres à notre époque, de s’interroger sur la responsabilité citoyenne de la prise de parole publique, et plus précisément sur la fonction du théâtre de service public. Dans chacun de ses spectacles, notre collectif cherche à éveiller l’attention sur ce qui définit notre monde, en utilisant la force de ce que l’on est, à savoir des hommes et des femmes de théâtre ancrés dans des réalités temporelles, sociales et géopolitiques. Nous sommes intimement convaincus que le théâtre reste un moyen des plus efficaces, et des plus ludiques pour se saisir de thématiques complexes et les mettre à la portée d’un grand nombre de personnes, à commencer par nous.

Pour ce faire, le collectif a toujours été soucieux de créer des cadres de productions et de diffusion originaux permettant d’augmenter la longévité de nos spectacle et par là même de toucher de nombreux spectateurs ainsi que de rencontrer de nouveaux publics. La finalité de notre travail n’existe que dans cette rencontre avec un (vaste) public.

"La culture n'est ni la connaissance ni l'érudition; la culture est une attitude, une volonté de dépassement personnel total, de son corps, de son cœur, de son esprit, en vue de comprendre sa situation dans le monde et d'infléchir son destin; c'est la prise de conscience du besoin de s'exprimer et la maîtrise des moyens de cette expression." Marcel Hicter.

Au cœur de ce Collectif, il y a 3 acteurs.

Ce simple fait détermine considérablement la nature même de nos travaux et leur singularité. Si plusieurs personnes ont rejoint notre aventure et l’ont enrichie de leur expérience dans leurs pratiques distinctives, chacun de nos projets n’en demeure pas moins le fruit de désir d’acteurs, et place l’acteur (de théâtre mais aussi de la société et de son temps, comme artiste conscient et responsable) au centre du processus de création.

Ainsi, nous élaborons nos propres textes ou nos propres adaptations, que nous mettons nous-mêmes en espace : l’écriture scénique comme la recherche des formes de représentations constituent une part importante de notre processus de travail. C’est dans cette démarche que nos spectacles ont progressivement intégré d’autres disciplines artistiques et ont généré un théâtre composite, festif et communicatif, où l’humour, s’il n’est pas impératif, trouve sa place de manière pathologique.

De notre prédilection pour une pratique collective qui place chacun des intervenants dans une dynamique créative et responsable tant sur des questions esthétiques que dramaturgiques,

de la nécessité de défendre et pratiquer un théâtre concerné par un climat social, politique et culturel aux prises avec des crises économiques déstabilisantes, trainant inéluctablement derrière elles de tragiques blessures identitaires,

de l’importance de cultiver par le théâtre le goût du débat, de la réflexion politique, de la polémique et par-dessus tout de l’indispensable naïveté qui nous permet d’alimenter nos rêves d’un monde transfiguré,

de l’ambition de prolonger nos spectacles (rencontres, débats, projections, concerts, expositions,…) enfin d’ancrer ceux-ci dans des réflexions plus larges et par là, de pratiquer un théâtre qui contribue activement à la construction de demain,

de l’opportunité par l’exploitation de matériau non dramatique (roman, chanson, création…) de poursuivre notre exploration d’un théâtre personnel, pavé d’humour, de Rock’n’roll et toujours en quête de formes singulières et de moyens de récits propres,

de notre volonté d’inscrire notre travail artistique dans une affirmation identitaire en phase avec nos réalités contemporaines, ne craignant pas l’exclusive d’un contexte localisé, qui par ailleurs nous est intime et familier ; du détail naît l’universel, des anecdotes surgit la grande Histoire,

de notre détermination à aller à la rencontre d’un public aussi large que possible, sans restriction d’ordre culturel ou social, diversifiant pour cela les voix d’accès, et rencontrer ainsi un des enjeux majeurs du service publique,

de notre acharnement à tisser des liens, à multiplier les partenariats, à croiser différents secteurs d’activité, permettant ainsi un partage des savoirs, et l’enrichissante confrontation de nos réalités respectives,

de toutes ces notions nous sommes porteurs, chacune d’elles guide chacun de nos pas dans l’élaboration de nos projets et le renforcement de notre compagnie pour les années futures.

 

L'équipe

Sandrine Bergot

Formée au conservatoire de Montpellier puis au conservatoire de Liège, elle est comédienne pour divers metteurs en scène (Jacques Delcuvellerie, Nathalie Mauger, Lorent Wanson...) mais décide rapidement d'inscrire son travail (d'interprète mais aussi d'écrivain et metteur en scène) au sein de collectifs (la Mezza Luna, En Compagnie du sud, Welcome to Earth). En 1999 elle fonde la compagnie SALGHOS avec laquelle elle crée « La Balade de Betty Blues » et « Palace Club » (nominé comme « Meilleur Spectacle Jeune Compagnie » aux Prix du Théâtre). En 2007 elle crée avec Renaud Riga et Baptiste Isaia le Collectif Mensuel et écrit, met en scène et interprète avec eux les « Mensuels », « L'homme qui valait 35 milliards », « 2043 » et « Blockbuster ». En parallèle elle chante et prête sa voix dans divers projets musicaux.

Baptiste Isaia

Fondateurs de Piedalu Théâtre. Il a travaillé comme acteur sous la direction de nombreux créateurs de notre Communauté tels que Jacques Delcuvellerie (Andromaque), Pierre Laroche (Le Mariage Forcé), Lorent Wanson (Faut pas payer), Philippe Van Kessel (Noce), … ou dernièrement Denis Mpunga (Ma Famille). Il est par ailleurs metteur en scène, tant dans le théâtre « tous publics » que dans le théâtre « jeune Public ». Sa dernière création « Zazie et Max » (compagnie 36,37 etc) a été présentée aux Rencontres du Théâtre Jeune Public de Huy 2010 (prix Jeune Compagnie Kiwanis et prix de la Province de Liège). Depuis 2002 il enseigne dans l'Ecole Supérieur d'Acteur du Conservatoire de Liège. En 2007 il crée avec Renaud Riga et Sandrine Bergot le Collectif Mensuel et écrit, met en scène et interprète avec eux les « Mensuels », « L'homme qui valait 35 milliards », « 2043 » et « Blockbuster ».

Renaud Riga

Dès sa sortie du conservatoire de Liège en 1998, il travaille comme comédien pour de nombreux metteur en scène aux univers très divers (Lorent Wanson, Jacques Delcuvellerie, Alain Wathieu, Jean-Michel Frère, Baptiste Isaia…). Parallèlement il s’investit dans la compagnie Mezza Luna, où il prendra en charge, entre autre, la gestion du théâtre que la compagnie anime. Il fonde en 2000, la cie Pi 3,14 (cfr cv compagnie). Il travaille également pendant 7 ans à la RTBF dans l’émission les Niouzz, où il interprète, co-scénarise et co-réalise la capsule « environnement ». Il joue également dans le théâtre enfance-jeunesse (Théâtre Musical Possible, Atelier de la Colline, Cie Pied’Alu) et dans le théâtre forain avec la Cie des 4 saisons. En 2007 il crée avec Sandrine Bergot et Baptiste Isaia le Collectif Mensuel et écrit, met en scène et interprète avec eux les « Mensuels », « L'homme qui valait 35 milliards », « 2043 » et « Blockbuster ».

Quentin Halloy (musicien)

Issu du Jazz Studio d’Anvers, il est multi-instrumentiste, joue et collabore avec de nombreuses formations, projets et compagnies. Présent dès le début de la "compagnie du mensuel" il a pris en charge la création musicale des "Hebdos du lundi", des différents "Mensuels" et ensuite, en collaboration avec Philippe Lecrenier, de "L'homme qui valait 35 milliard", "2043" et "Blockbuster".
En parallèle il est également le musicien de la Compagnie Dessources, pour laquelle il crée et défend la musique des spectacles de danse "Double" et plus récemment "Trance". 
Il collabore également avec de nombreux artistes et formations tels que Fabrice Murgia, Didier Laloy, Marka, Chouval Brass, la jeunesse de Mickey - Naissance d'une joyeuse canaille, la Boîte à Musique, Yew, Gainsbourg ressucité, les Chèvres à Pull, la Fée Éric, le Grand Retour d'Ulysse, MacRhal, Mademoiselle Chic, Monday Morning…
Par ailleurs, il est compositeur et arrangeur de différentes musiques de films d'animation et bande son d'autres spectacles : "Robin Crusoé", "Le manoir Magique" et "Fly me to the Moon" de Ben Stassen, l'arbre Nomade de la "Compagnie des Quatres Saisons"...
Il est également l'arrangeur et le réalisateur artistique de la chanteuse Dynab (artiste RFI).

Philippe Lecrenier (musicien)

Membre fondateur de plusieurs formations rock depuis 2001 (Soulwasters, Yew, Lieutenant), il évolue en tant que bassiste et pianiste sur les scènes de Belgique et d'Europe (Dour, Ardentes, BSF, Francofolies, Angleterre, France, Suisse...). Il a sorti plusieurs albums Live et studio, parmi lesquels des collaborations avec Arno et Thomas Belhom (Tindersticks, Calexico...) et créé plusieurs spectacles musicaux, pour les Jeunesses Musicales, notamment. En 2011, il intègre le Collectif Mensuel pour prendre en charge, en collaboration avec Quentin Halloy, la création des musiques de "L'Homme qui valait 35 milliards", "2043" et "Blockbuster". Parallèlement, il collabore avec la Compagnie 36,37 pour laquelle il compose et interprète la musique de "Cortex", spectacle de danse-théâtre mis en scène par Baptiste Isaia et primé aux Rencontres du Théâtre Jeune Public de Huy en 2013, et de "Désillusions", qui sera présenté à l'été 2016. En marge de son activité musicale, il a été diplômé en 2009, en presse écrite et audiovisuelle à l'Université de Liège. Il collabore depuis comme journaliste scientifique auprès du site Reflexions et est également l'auteur du roman "40000 kilomètres plus loin" et de la nouvelle "La Chute", publiés chez Bebooks, et du "Coeur de l'Arène", roman accompagnant la sortie de l'album éponyme du groupe Lieutenant. 

Claudine Maus (scénographe)

Diplômée de l’INSAS (section mise en scène) depuis 1985, elle est scénographe, costumière, accessoiriste et/ou régisseur de plateau de nombreux spectacles (tant à la création que dans leur tournée) avec différentes compagnies: le Théâtre du Ciel noir puis Océan Nord, la Chapelle Royale, le Groupe Evora, la Mezza Luna, la compagnie Arsenic … Par ailleurs, elle conçoit et réalise des scénographies d'expositions temporaires ou de musées permanents (« J'avais Vingt Ans en 45 » au Cinquantenaire, « C'est notre Terre » à Tour et Taxis ou « Chienne de Guerre » au Musée Royal de l'Armée à Bruxelles)

Manu Deck (directeur technique & créateur lumières)

Il travaille depuis près de 20 ans au Théâtre de la Place à Liège en tant que régisseur lumière puis régisseur général. Il a signé les créations lumières de nombreux spectacles avec, entre autre, Isabelle Gyselinx, Isabelle Pousseur, Frédéric Hérion, Patrick Bebi, Jeanne Dandoy, Pi 3.14, …

Dylan Schmit (régisseur)

Il a débuté son parcours en 2006 au Théâtre de la Place où il effectue un stage de 2 ans, il a été ensuite engagé dans plusieurs festivals liégeois (Festival de Jazz, Festival Voix de Femmes, Festival de Liège, …)

Il conduit les régies lumières et vidéo de divers spectacles comme Bloody Niggers (mise en scène de Jacques Delcuvellerie), Pinok et Barbie (mise en scène de Baptiste Isaia), Ma Famille (mise en scène de Denis Mpunga). Il a rejoint le Collectif Mensuel comme régisseur général depuis 2007

Adrien De Rudder (attaché de production & diffusion)

Diplômé en philosophie et en arts du spectacle vivant à l’Université Libre de Bruxelles. Bruxellois d'origine, Liégeois d'adoption, il entreprend en 2010 la Formation à la production théâtrale par compagnonnage à Théâtre & Publics – centre de recherches, de pratiques et de formations théâtrales situé à Liège. C'est là qu'il co-fonde la Cie M.A.P.S., dont il assure aujourd'hui l'administration déléguée. 
Depuis l'été 2013 le Mensuel lui confie la coordination et l'administration du collectif.

Nicolas Ancion (auteur associé)

Récompensé en 1989 et 1991 par le Prix International Jeunes Auteurs, il publie en 1995 son premier roman, Ciel bleu trop bleu. De nombreux autres romans suivront, pour les adultes comme pour la jeunesse, dont Quatrième étage, (Prix des Lycéens en 2001) ou Nous sommes tous des playmobiles. Il est également critique de bandes dessinées et auteur de littérature jeunesse. En septembre 2009, il publie donc L’homme qui valait 35 milliards et reçoit le prix Rossel des Jeunes. Il est sans un doute un écrivain des plus prolixes et des plus représentatifs de la littérature belge francophone ; un imaginaire débridé, un humour teinté d’autodérision, une force critique et une extraordinaire capacité à emmener le lecteur dans des récits invraisemblables et déjantés mais paradoxalement toujours ancrés dans une grande réalité. "Blockbuster" est très librement adapté de son roman "Invisibles et remuants" (Ed. Maelström, 2015).